Championnat du monde IFDS à Haifax Canada

A 20 jours du début du championnat du monde IFDS qui regroupe les 3 séries Paralympiques, Julien Soyer a réalisé pour la Fédération Française Handisport l’interview de Jean-Jacques Dubois. Vous trouverez cette interview dans ce « post » ou sur le site de la FFH à l’adresse suivante en cliquant sur interview.Le championnat du monde IFDS a lieu à Halifax au Canada, vous trouverez toute l’actualité de cet événement sur le site de l’organisation. L’épreuve se déroule du 16 au 24 août, avec au programme  : les 16, 17 et 18 août la jauge, 1ère manche prévue le 19 avec deux manches par jour, soit un total de 11 manches. Cette  dernière programmée le dimanche 24 août sera suivie par la remise des prix.

Cinq coureurs font partie de la délégation française,  Bruno Jourdren, Eric Flageul et Nicolas Vimont-Vicary pour l’équipage en Sonar et 2 coureurs en 2.4 Damien Seguin et Kevin Cantin. Les deux entraîneurs emblématiques, professeur à l’ENVSN, Fabrice Levet et Thierry Poirey sont du voyage, ils arriveront le 7 août pour 8 jours d’entraînement sur le plan d’eau. Ils réceptionneront les conteneurs envoyés début juillet . Un Kinésithérapeute Maxime Declerck et le directeur sportif de la FFH Jean-Jacques Dubois rejoindront la délégation le 14 août.

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Fabrice Levet : sur le « toit » du conteneur !!!

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Fabrice et Thierry lors du mondial à Kinsale en 2013

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Jean Minier (DTN de la FFH) et Bruno Jourdren barreur du Sonar

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Une partie de la délégation lors du dernier entraînement à l’ENVSN.

article de Julien Soyer publié le 23/07/2014 : « Le Directeur Sportif de la discipline fait le bilan de la saison et se projette sur les championnats du monde prévus au Canada du 16 au 24 août. Pour la première fois depuis les Jeux Paralympiques 2012, marqués par deux quatrièmes places des séries paralympiques françaises, Jean-Jacques Dubois, le directeur sportif, évoque le travail effectué par les entraîneurs nationaux, officiant majoritairement à l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques de Quiberon (Morbihan). Entretien.

Jean-Jacques Dubois, quel regard portez-vous sur la saison de voile qui va s’achever au Canada lors des Mondiaux ?
L’important travail effectué après les Jeux de Londres en Sonar semble porter ses fruits. L’équipage de Bruno Jourdren, Éric Flageul et Nicolas Vimont-Vicary a gagné en cohésion. Nous avons insisté pour qu’ils naviguent aussi chacun de leur côté pour gonfler leur fond de jeu. Chacun apporte davantage au groupe. Nous avons également travaillé une meilleure maîtrise des règlements via des sessions intenses de match racing lors des stages organisés à l’école de voile. A l’arrivée, ils sont devenus champions du monde 2013, n’ont connu qu’une seule réclamation, lors de la dernière manche de coupe du monde à Hyères (cette réclamation portée par les Anglais leur a fait perdre la première place). La seule fois où la première place leur a échappé depuis Londres.

Tout semble dégagé en vue des Mondiaux et même de Rio 2016…
Attention, il ne faut pas aller trop vite. Un championnat du monde reste une épreuve à part. Heureusement que la réclamation a été posée à Hyères et non sur une compétition majeure, mais cela démontre que tout peut arriver. Après, l’équipage a démontré sa capacité à répondre présent par tous les temps. Désormais, nous devons réfléchir au programme d’entraînement à mettre en place de 2015 à 2016 afin d’apporter du dynamisme pour maintenir celui de l’équipage.

Un mot sur le 2.4 et Damien Seguin ?
Damien Seguin est très accaparé par la course au large sur les gros bateaux. C’était prévu ainsi avant les Jeux de Londres. Cette paralympiade a été découpée en deux phases. Celle consacrée au large et celle dédiée au 2.4 et aux Jeux de Rio. La première va se terminer après le Rhum (départ le 3 novembre). A compter de décembre 2014, il sera uniquement tourné vers les Jeux de Rio. Déjà, de manière individuelle, il suit un programme pour mieux maîtriser ses émotions afin de ne pas revivre ce qu’il a connu à Londres, où il a été très perturbé par la disqualification subie le 2e jour et tous les appels qui ont suivi.

Et pour ces mondiaux ?
Il a continué à naviguer avec beaucoup d’envie sur la série paralympique en stage et à Hyères. Il reste un sérieux candidat au podium, même s’il manque un peu de repères.

Ne pas participer aux Championnats d’Europe hollandais n’est-il pas préjudiciable ?
C’est dommage car le plan d’eau, situé au Nord d’Amsterdam, est petit. Cela aurait constitué une bonne répétition. Mais nous ne pouvions pas prendre le risque d’avoir encore du travail à faire sur les bateaux une fois qu’ils seraient arrivés au Canada. Nous avons donc opté pour la sécurité en les faisant partir opérationnels.

Pourquoi ne pas envoyer à l’Euro les jeunes skippers qui s’entraînent avec le groupe France pour les former ?
Nous avons songé à envoyer Xavier Dagault et Mathieu Laperche, mais ce dernier n’a que 15 ans et avait un programme estival chargé avec ses parents. Cela représentait donc beaucoup de frais d’envoyer un entraîneur pour un seul coureur.

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